30.04.2006

LA SOLITUDE (Lanzmann, Dutronc)




C'est divinement désuet,
un peu kitch...

Mais moi j'adore...



La solitude.

Comme un ver je suis tout nu,
Il n’y a plus d’oiseaux dans l’arbre,
Il n’y a pas un chat dans la rue
Je marche tout seul comme un crabe.
J’ai des fourmis dans mon destin,
Autour de moi il y a des requins
Avec les poches remplies d’oursins
Qui me poursuivent comme un lapin.

Je mène une vie de chien
Ca me donne une fièvre de cheval.
Je mène une vie de chien
Ca me donne une fièvre de cheval.

Il y a des chacals dans ma baignoire,
Des loups dans ma bergerie
Une araignée dans ma mémoire,
Et un paresseux dans mon lit.
Sur la langue j’ai un gros bœuf
Et dans la gorge un petit chat,
Pour moi la poule ne pond pas d’œufs,
Je suis vraiment fait comme un rat.

Je mène une vie de chien
Ca me donne une fièvre de cheval.
Je mène une vie de chien
Ca me donne une fièvre de cheval.

Je ne veux plus être le bouc émissaire
Pas plus que l’âne de Buridan
Je veux être l’aigle qui sort ses serres
Le lion qui rugit avec ses dents.

Je ne veux plus mener une vie de chien,
Je veux mener une vie de cheval,
Je ne veux plus mener une vie de chien…

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