20.10.2006

L'homme à l'oiseau...

Une note d'espoir dirons nous... Quand on croit que tout est perdu...Il y a toujours de l'espoir...



L’oiseau était prisonnier … Ses ailes se cognaient contre les parois du crâne, il avait du mal à les déployer…Son bec piquait tout autour de lui comme pour trouver désespérément le moyen de sortir…Mais aucune porte ne s’ouvrait vers l’extérieur, aucune issue vers le monde qui était le sien et qui était de l’autre côté…

Il étouffait, ne pouvait plus respirer, ses ailes s’atrophiaient, la place était étroite, son espace vital était réduit, il souffrait de ce manque d’air et tournait en rond, s’affolait comme paniqué, se jetait éperdument contre les parois inlassablement lisses et retombait épuisé de ses efforts restés vains…

L’homme n’en pouvait plus de cette douleur qui lui devenait de plus en plus intenable…sa tête devenait enfer…Il sentait des brûlures intenses, des picotements violents le harceler…

Tous les médicaments étaient restés sans effet…Certains cachets l’apaisaient un temps, puis la douleur reprenait, plus violente, plus harcelante, plus lancinante…Il essayait de l’oublier dans le sommeil, mais là encore sa tête se mettait en feu, le piquant de toutes parts…Il était fatigué, luttant contre un mal invisible, résistant à cette douleur avec dignité, mi-résigné, mi-révolté…

Un jour sa femme lui dit : « Ta as vu tous les plus grands spécialistes, aucun n’a pu te guérir, écoutes, vas voir le petit vieux qui habite au fond de la forêt, on dit qu’il guérit les maladies les plus graves…Va, je suis sûre qu’il pourra faire quelque chose pour toi… »

L’homme hésitait, las de confier sa tête à des gens qui le renvoyaient à sa douleur…Mais il avait confiance en son épouse et par amour pour elle, il se décida à se rendre dans la forêt…
Le chemin était long et sinueux…Il traversa un champ de fougères cinglantes, puis un endroit rempli de ronces et un autre fourni de plantes piquantes et irritantes…

Mais au bout du chemin il découvrit une lueur jaune clignotante : la maison du petit vieux lui apparut, toute en bois, simple et modeste, petite et nette…Il frappa à la porte…Une voix venue de l’intérieur lui indiqua d’entrer…Il poussa la porte et vit un petit vieux assis près d’une cheminée qui le regardait de ses yeux bleus profonds :

« Entrez, lui dit-il, entrez je vous attendais…
Vous êtes l’homme qui a mal à la tête, n’est-ce pas ? Et c’est votre femme qui vous a dit de venir jusqu’à moi…Elle a eu raison...Entrez… »

L’homme le regardait, étonné, ne sachant trop quoi penser exactement…

« Venez lui dit le petit homme, venez et asseyez vous sur ce lit. »

L’homme s’assit sur le bord du lit, les yeux fixés en avant, une lueur de crainte y brillait…

« N’ayez pas peur lui dit le petit homme, n’ayez pas peur …ayez confiance… »

Il se mit à genoux devant lui et mis ses deux mains de parts et d’autres de son crâne, lui massant énergiquement les tempes.

L’homme se laissa faire et peu à peu s’endormi…Le petit homme l’allongea alors sur le lit et continua à lui masser les tempes, puis le front…

Une fois que l’homme se mit à dormir profondément, le petit homme alla chercher des ciseaux d’argent et se mit à découper la calotte de son crâne avec précision…

Il souleva la calotte crânienne et l’oiseau en sorti, déploya largement ses ailes avec un mouvement de satisfaction, puis s’enfuit par la fenêtre restée ouverte…


medium_envol_copie1.2.jpg


Le petit homme prit alors une aiguille d’or et un fil de platine et recousu le crâne du brave homme qui se réveilla…

« Je n’ai plus mal, s’écria-t-il en portant sa main sur son front…Mais que s’est-il donc passé ?

- Rien répondit le petit vieux…rien…l’oiseau a retrouvé la LIBERTE ! »


Un grand merci à brisedemer de m'avoir gentillement passé cette superbe photo pour illutrer mon texte, alors avant de partir aller découvrir ses beaux oiseaux et ses autres photos ...

C'est ici :

http://brisedemer.net/index.php?showimage=165

07.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 7/7





- Vous avez donné des cours de modern jazz, … à l’étranger…

Il ne lisait plus le cv mais il découvrait avec admiration les différentes étapes professionnelles qui avaient jalonnées la mystérieuse Mlle Eglantine X .

Il s’arrêta subitement dans sa lecture…

- Excusez- moi mais avant que je n’aille plus loin dans la compréhension de votre parcours…

Vous savez que ce que vous recherchez actuellement ?

IL avait tapé juste, il l’a senti rosir légèrement et lui avouer d’un air presque gêné :

- Ben heu… c'est-à-dire que non, justement … je ne sais plus … j’aimerais faire le point, repartir sur de nouvelles bases, trouver une nouvelle voix…
- Peux- être pourriez vous me conseiller ???

Nous y étions, Sylvain l’avait deviné, il en était sûr.

- Bien sûr nous pourrons travailler ensemble, si vous le voulez bien, la perspective d’un nouveau projet…
- Je ne suis pas voyant ajouta-t-il en faisant un peu d’humour pour la détendre, aussi malheureusement je ne vais pas regarder aujourd’hui dans ma boule de cristal et vous répondre immédiatement …
- Nous pourrons procéder par étapes, je…

C’est alors que son téléphone mobile se mit à sonner …

Excusez-moi dit-il à l’attention de Mlle Eglantine X en rougissant à son tour…

- Allo… ?

A l’autre bout du fil c’était les syndicats qui lui annonçaient le résultat de sa nomination...

06.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 6/7







Aujourd’hui il repensait à cet homme, Mlle Eglantine X n’avait rien d’une SDF mais comme ce petit monsieur il sentit tout de suite que son extérieur ne correspondait pas à son intérieur…

Il y avait bien sûr le professionnel, mais aussi l’artiste qui parlait en lui …

Les femmes il les aimait, il aimait leurs courbes, leur grâce, leurs formes mais aussi leurs mystères…
Elles étaient toutes si différentes mais aussi tellement identiques…
La beauté livrée comme ça tout emballée dans de beaux habits avec un joli maquillage prêt à séduire, il avait l’habitude mais cela ne l’intéressait pas …

Sylvain était un créateur il aimait que les choses se dévoilent petits à petits, comme ses toiles sous son pinceau, ses personnages ne prenaient pas corps de suite ils s’imposaient à lui au fil de son travail, se révoltant parfois quand ils ne semblaient pas en accord avec lui, parfois il ne savait plus si c’était les personnages qui le guidaient ou lui qui les amenait où il voulait…
Qui était l’objet, le maître ? Il se posait la question parfois …mais telle était ça la douleur de la création.

Oui le cv de Mlle Eglantine X était intéressant…

Mais Sylvain avait remarqué de Mlle Eglantine X était venue revêtue d’un survêtement
et qu’ elle n’était pas maquillée.. Rien d’étrange ni d’inhabituel au demeurant…
Mais Sylvain n’était pas dupe, cette personne avait étudié sa façon de se vêtir, ... Il sentait bien qu’une simple robe, une paire de chaussures à talons, quelques touches de blush et il aurait devant lui une splendide créature…

C’est cette beauté qu’elle voulait cacher…
Au contraire de la majeure partie des personnes qui se présentaient pour leur convocation et qui avaient tendance à mettre parfois trop de bleu sur les paupières pour les femmes et trop d’after-shave pour les hommes…

Mlle Eglantine X avait délibérément décidé de masquer ce qu’elle avait de plus beau…

05.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 5/7






Mlle Eglantine lui rappelait soudainement cet SDF qui était venu le voir un jour…
Petit homme qui s’était assis devant lui simplement en lui disant cette phrase :
« Ça fait 10 ans que je suis dans la rue, aujourd’hui c’est fini ! » …
En lisant l’adresse de cet homme Sylvain avait compris, c’était une association qui s’occupait des sans abris et de leur réinsertion…
Aujourd’hui cet homme avait pris sa décision, pourquoi comment ? Ça c’était une autre histoire, mais il se tenait devant lui, fier dans des vêtements un peu étroits mais propres, il avait endossé le costume de l’homme civilisé, il était prêt… !
Il demandait simplement à Sylvain de faire son boulot : lui retrouver un emploi dans le monde des travailleurs…Cela avait été un peu difficile car Sylvain en doutait au début…
10 ans de rue ça vous abîme un homme, et le corps de celui-ci paraissait tellement usé… Mais comme pour les voitures il n’y a pas que l’extérieur qui compte …le moteur était ancien, peut-être pas toujours bien entretenu mais la dernière révision lui avait fait du bien… Il avait été peintre en bâtiment et il désirait reprendre son métier…
Avec l’aide d’un collègue qui connaissait mieux le milieu du bâtiment que lui et son réseau professionnel, il avait trouvé un employeur à l’écoute qui petit à petit l’avait aidé à retrouver les gestes professionnels qu’il avait oubliés… Mais aussi et surtout lui redonner confiance en lui…Un contrat permettant une réadaptation progressive avait été négocié, puis il s’était déplacé dans l’entreprise pour vérifier que tout se passait bien…
Oui cela avait été une agréable surprise professionnelle, une réussite collective mais qui lui avait aussi value des remarques désobligeantes vis-à-vis d’autres collègues moins compréhensifs…

Mais une jolie victoire quand même…

04.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 4/7





Puis arriva son rendez-vous de 10 heures…

Il jeta un coup d’œil sur sa feuille de rendez-vous :
Mlle Eglantine X…

Il se leva, parti la chercher à l’accueil…

A l’appel de son nom une grande jeune femme s’avança vers lui, il lui serra la main :

- vous me suivez s’il vous plait, c’est par ici.
Arrivé dans son bureau il s’assit à sa place et d’un simple geste il invita Mlle Eglantine X à en faire autant.

Avant qu’il n’ouvre la bouche elle prit les devants :

- Je vous ai emmené un Cv comme il était spécifié sur la convocation…

dit-elle en glissant consciencieusement et avec beaucoup de douceur le document sur la table à son attention.

- Merci répondit il simplement en prenant le papier…

Le document reprenait en premier son état civil et ses coordonnées…

- Eglantine... dit-il spontanément, c’est un très joli prénom, pas très habituel…

Apparemment ce n’était pas la première fois qu’on lui faisait la réflexion et comme une machine bien huilée, elle lui répondit :

- Merci, c’est ce que l’on me dit, … Rose aurait été plus court et pratique, mais mes parents l’avait déjà donné à ma sœur aînée, moi je ne suis qu’une fleur sauvage…

Cette version un peu plus élaborée elle ne devait la réserver qu’aux personnes qui lui semblaient sympathiques pensa-t-il, s’était un bon point…

Avant de lire vraiment le passé professionnel de Mlle Eglantine il avait remarqué son aspect et il se trouva dans l’obligation de le lui dire, en guise d’encouragement :

- Avant de lire votre Cv je me permets de vous féliciter pour la forme, vous l’avez soigné, j’aime beaucoup le choix de votre papier, le grain est plus épais que les feuilles classiques, et le choix de cette couleur « coquille d’œuf » est… je ne sais comment dire … propice à la lecture, oui donne envie de le parcourir…c’est très bien, ce n’est pas le cas de tous les cv vous savez…

Il leva les yeux quelques secondes vers elle et reprit sa lecture…

03.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 3/7






Sa matinée commença donc avec son panel de candidates et candidats divers et variés.

Le premier arriva l’air indifférent et arrogant à la fois…il s’assit sans aucune autre civilité et lui balança sa convocation sur la table comme un joueur de bowling qui lâche sa dernière boule en sachant que le strike ne lui est plus possible, perdue d’avance la boule s’en va directement dans la rigole…
Là, la personne le regarda droit dans les yeux et fièrement lui lança un :
« Vous m’avez convoqué !» …sous entendu et alors maintenant vous êtes bien avancé hein ?
Sylvain savait que la douleur se voulait parfois provocatrice, il avait appris au fil des années à ne pas prendre pour lui cette attaque personnelle…
Intermédiaire entre des êtres en souffrance et une société qui semblait incapable de trouver des solutions à ses concitoyens il devait jouer le médiateur dans un jeu ou les pions avançaient en ayant perdu le mode d’emploi…
Telle était sa croix…

La deuxième personne était plus rassurante, un peu de douceur dans un monde de brute, un jeune homme venait lui signaler qu’il allait commencer une période d’essai dans un grand restaurant parisien, il venait d’obtenir sa mention complémentaire en pâtisserie, pour lui la vie semblait une chose qui se déroule de façon ordonnée.

Cela lui faisait du bien de voir des gens presque heureux, sans autre préoccupation que celle de gérer le quotidien le plus rigoureusement possible…

02.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 2/7






Ce matin il devait recevoir des personnes pour faire le point avec elles…

La routine, en quelque sorte…

Il ne se faisait pas d’illusion, il savait pratiquement de quoi serait fait sa matinée :

Entre celles qui allaient lui montrer qu’elles avaient bien fait leur travail de chercheur d’emploi, avec un tas impressionnant de documents à l’appui, celles qui lui avoueraient leur désarroi, se rendant compte qu’à quarante ans elles ne retrouvent plus de poste dans le secrétariat et désirent se reconvertir dans la garde d’enfants, la télé prospection, le travail à domicile ou ont un projet de création d’entreprise…

Il devra assumer pour la nième fois la célèbre phrase : « De toute façon ce n’est pas vous qui m’avez trouvé du boulot jusqu’à maintenant »
Phrase magique et libératoire… à chaque fois il devait ramasser cette Phrase- flèche et se débrouiller avec, ne pas la faire sienne, l’esquiver mais en même temps la rattraper, pas pour la renvoyer à l’envoyeur mais pour la faire bifurquer vers la société avec un mot d’explication…

A ses débuts Sylvain regardait consciencieusement dans le fichier informatisé le profil des personnes qu’il devait recevoir, mais l’expérience lui avait appris, d’une part que ce dossier n’était pas toujours à jour et d’autre part que l’humain ne se résumait pas à quelques pages écrites, aussi il préférait découvrir avec la personne elle-même où elle en était, découvrir ses attentes, la mettre à l’aise et voir ce qu’il pourrait lui apporter…


Mais ce matin il n’y avait qu’une chose qui l’importait : ce coup de téléphone que les syndicats lui avaient promis pour l’informer du verdict …
Aurait-il enfin son poste en Provence… ?
Aussi pour une fois il avait pris sont téléphone portable avec lui et l’avait laissé allumé, on ne sait jamais il voulait être joignable coûte que coûte.

01.06.2006

Rendez-vous à l'ANPE ... 1/7





Sylvain n’était pas très motivé ce matin, depuis son divorce il ne pensait qu’à une seule chose…quitter cette banlieue parisienne…
Il rêvait de soleil … la misère est plus belle au soleil disait-on, et il avait envie de le vérifier… Il voulait suivre les pas de ces peintres qui avaient si bien rendu l’univers de la Provence… Oui il avançait dans ces couloirs insipides et avait la tête dans un champ de lavande, entendait au loin le chant des cigales … Il se voyait s’installer, étaler son matériel et commencer le croquis…
Oui, pourquoi la vie l’avait fait rencontrer, puis épouser la fille d’un sous préfet ???
La vie est parfois cruelle…Pourtant leur histoire avait bien débuté…Il l’avait remarquée lors d’un de ses vernissages et elle semblait tellement émerveillée par ses toiles qu’il y avait vu un signe… Des admiratrices il en avait, des plus ou moins sincères, mais là il avait été complètement subjugué par sa fraîcheur, sa candeur et son enthousiasme vraiment unique… mais il le savait très bien ce qui l’avait carrément fasciné c’était son prénom…
« Je m’appelle Fanny »…
D’un seul coup il avait vu toute la Provence dans ce joli visage, si fin, si fragile et si tonique qu’il n’avait pas pu y résister…
Emporté par le tourbillon de l’amour, il n’avait pas remarqué qu’à part ce prénom la belle avait plus de rive gauche en elle que de provençal…
Bien vite elle s’est lassée de ses peintures, et la passionnée des premiers jours s’est révélée être une amatrice très superficielle de peinture…
Tel un papillon, elle a vite retrouvé une nouvelle branche sur laquelle se poser…
Elle l’a donc quitté au bout de deux ans pour un vétérinaire alsacien, et est partie s’installer avec lui dans le Gers…
Il était resté seul en banlieue parisienne, un peu groggy au début, lui qui rêvait de nature était toujours resté car « madame » ne supportait pas la province, il n’y avait que Paris qui comptait à ses yeux…Jusqu’au jour où un vétérinaire lui fit changer d’avis…
Sylvain se remit alors à s’évader avec plus de force dans ses peintures, se retrouvant, se reconstruisant au fil des ses créations libératoires…
Et maintenant sa décision avait été prise : il avait demandé sa mutation pour le pays des cigales…
Aujourd’hui les commissions administratives des mouvements de postes avaient lieu et le résultat allait tomber.…
Il savait qu’il n’était pas particulièrement prioritaire, pas d’enfants, pas de demande de rapprochement de conjoint…
Mais néanmoins il se sentait léger et confiant, si on ne croit pas à ses rêves qui y croira ?
Son quotidien professionnel l’ennuyait un peu en ce moment…
Sylvain était conseiller à l’Anpe …

26.05.2006

SAND et MUSSET de grands romantiques...

Les échanges épistolaires entre Georges Sand et Alfred de Musset sont célèbres...

Mais savez-vous lire entre les lignes....?

Petit cours (très connus) de décryptage :

Voilà la belle letttre de Georges SAND :

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
la une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête a montrer mon
affection toute desinteressee et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
Idifficile. Ainsi, en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour ou je veux me
mettre.


Et voilà la non moins belle lettre de réponse de Monsieur Alfred de MUSSET:

Quand je mets a vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capture les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots :
Vous saurez quel remède apporter a mes maux.


Mais le romantisme consiste ici à :

- lire une ligne sur deux pour Mme George SAND

- ne lire que le premier mot de chaque ligne pour M.Alfred de MUSSET....


Ici s'arrête ma page "culturelle"...

Mais ne prenez que les trois premières lettres
et vous aurez aussi la tonalité de cette note...


Bonne journée...

06.04.2006

"Le Petit Prince" a 60 ans...

Et bien oui c'est le 6 Avril 1946 que l'oeuvre de Saint-Exupéry était publié...

Il y a donc 60 ans aujourd'hui...

Comme beaucoup d'oeuvres qui ont résisté au temps tout est parti de trois fois rien, d'un simple dessin sur une table de restaurant à New-York... Il dessine un vague gamin et l'éditeur avec qui il déjeune lui suggère d'en faire un héros de conte pour enfants...

Quand vous déjeunez avec des amis qui ont la plume facile... ne laissez pas filer des petits graphismes qui sont peut-être le début de grandes histoires...

Quand à l'histoire l'une des méthaphores que je préfère c'est celle-là :

- "Qu'est-ce que signifie apprivoiser"?

"C'est une chose trop oubliée", dit le renard.
"Ca signifie créer des liens...
Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards.
Mais si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde". -

De nos jours malheureusement les gens ne prennent plus le temps de s'apprivoiser...
Les liens doivent se créer vite... très vite...
Trop vite...
Ils ne sont pas assez solides et ils lachent vite...

A quand un bon artisanat qui puisse nous livrer des liens solides comme autrefois....?

Qui puissent résister aux premières pluies et aux dégats du soleil?...

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